Catégorie : Food

La gastronomie ! Restaurant, délicieuses boissons, etc.

Resto : Mamacita

Resto : Mamacita

Envie de manger mexicain ? Envie de boire un bon cocktail aux piments ? Envie de manger épicé ? Dans le coin du Luxembourg, c’est l’endroit où il faut aller. De la bonne cuisine mexicaine, épicée juste comme il faut, accompagnée de bons cocktails orignaux et détonants. Petit aperçu de notre repas d’un midi, enfin que l’on a pris vers 14h30 ! Car oui, il faut savoir que c’est un restaurant-bar ouvert de 11h30 à 1h00 du matin qui sert à manger tout le temps.

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Pour commencer…

Nous avons pris chacun un cocktail que nous ne connaissions pas : une Mamacita Margarita et un Guapa. Leur Margarita est faite avec un Cointreau infusé à l’Earl Grey et le Guapa était composé de sirop de chipotle fumé, d’un blanc d’oeuf, d’une purée de fruits de la passion. Les deux cocktails étaient frais, originaux, épicés et riches en saveurs. Il semblerait que leur margarita soit réputée d’ailleurs…

20160528150657-DSCF2770En entrées, comme nous sommes des curieux-gourmands, nous avons commandé trois mets différents. Un frijoles, une purée de haricots noirs cuits deux fois parsemée de fromage de brebis servie avec des nachos. Des quesadillas pollo (tortillas garnies et grillées) qui sont au poulet grillé, fromage, jalapenos et une sauce chipotle ainsi qu’un costillas y cilantro qui est un tacos au maïs blanc aux effilés de ribs de porc, coleslaw de choux rouge, jalapenos et de la coriandre fraîche.

Le frijoles avait une saveur assez particulière mais pas mauvaise du tout. Les quesadillas étaient parfaites. Pour le tacos, nos avis diffèrent un peu. Pour Brice, la pâte n’est pas top mais le ribs est très bon et savoureux. Pour moi, ni la pâte, ni la garniture ne trouvent grâce à mes yeux… Chacun ses goûts 😉

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Le plat principal

Bon, faut avouer qu’après ces généreuses entrées/apéritifs, nous n’avions plus très faim, mais comme je l’ai dit plus haut, nous sommes des gourmands curieux. Nous voulons tout gouter ! Mais bien entendu, il est possible de ne prendre que des entrées ou bien que des plats selon vos envies et votre faim.

Les plats que nous avons commandé étaient des enchiladas de espinacas y hongos, c’est-à-dire des enchiladas aux épinards et aux champignons recouvertes de fromage de brebis frais, de noix et de crème fraîche. Elles sont servies accompagnées d’un riz rouge. L’autre plat commandé était un burrito de carne asada, une tortilla de blé farcie au boeuf émincé, aux haricots rouges, aux poivrons, aux oignons poêlés, avec de la coriandre, du riz au citron vert et du fromage. Il est servi avec un mélange de frites aux patates douces et aux pommes de terres, et une salade verte.

Les enchiladas étaient piquantes à la première bouchée mais une fois le choc passé, c’est goûteux mais un peu mou en bouche. Il manque une ou deux noix supplémentaires pour ajouter du croquant. Mais cela n’enlève en rien la qualité gustative de ce plat.

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L’énorme burrito était un peu fade (surtout comparé aux enchiladas) et les morceaux de boeuf émincé étaient trop gros pour pouvoir vraiment l’apprécier, car embêtant à manger. Un peu déçus… Par contre les frites, croustillantes et goûtues, sont à tomber !

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Pour finir, pas de dessert (gourmands mais pas trop) mais une boisson rafraîchissante, un club maté. Un genre de thé glacé pétillant au maté, original, pas trop sucré, mais rien d’exceptionnel. Le maté est une plante principalement cultivée en Amérique du Sud et contient beaucoup de caféine naturelle.

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La boisson des hackers allemands

En résumé…?

Nous sommes sortis de ce restaurant avec une addition de 90€ pour deux cocktails, deux verres de vin, un club maté, trois entrées et deux plats, donc pas trop cher vu ce que nous avons mangé et bu. D’ailleurs, nous avons beaucoup trop mangé :p  En tout cas, c’est un endroit où l’on boit des cocktails orignaux et où la nourriture à l’air assez typique.

Mamacita
9 rue des Bains
1212 Luxembourg
+352 26 26 23 96

 

 

 

Le vin orange

Le vin orange

Eh non ! Il ne s’agit pas de vin d’orange ou de vin à l’orange. Je vais bien vous parler de vin orange, comme on peut parler de vin blanc, rouge, rosé ou jaune. Il est vrai que cette couleur est méconnue, et que j’ai eu beaucoup de mal à m’en procurer. Pourtant cette couleur existe depuis des millénaires ! Laissez-moi vous présenter ce vin rare.

Qvevri

Ou Kvevri. C’est le nom de la méthode traditionnelle permettant de réaliser ce vin, ou plus précisément, des anciennes jarres géorgiennes en terre cuite dans lesquelles ce vin est réalisé. C’est une manière de faire très ancienne, remontant à plus de 6 000 ans et inventée en Géorgie, et c’est en fait la plus vieille méthode connue pour faire du vin. Au niveau du processus de fabrication, et contrairement à un vin blanc classique qui est filtré, ici on intègre le marc et le moût ensemble que l’on va laisser fermenter.

Les jarres – Photo de Sandro Ukleba

C’est un peu un vin blanc que l’on travaillerait comme un rouge, d’où les tannins provenant des peaux et la complexité qui se développe. Cette fermentation dure jusqu’à deux ans dans les jarres scellées sous terre. Le vin produit ainsi est stable, et réalisé de manière biologique : il n’y a pas d’ajout de sulfites, pas de filtration (un peu de dépôt présent dans la bouteille) et un grand potentiel de garde.

Qui en fait ?

Peu de monde ! Peu de domaines proposent ce type de vin d’un ancien temps, et c’est pour ça qu’il est difficile d’en trouver. Aucune caviste dans mon coin n’en avait ou même ne connaissait ce type de vin. A noter que certains pays, comme l’Italie, en produisent plus que la France.

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La gamme Qvevri de Laurent Bannwarth

La cuvée que j’ai pu déguster est un vin orange d’Alsace, de Laurent Bannwarth, travaillé à partir d’un Pinot Gris 2011. Dans sa cuvée Qvevri, il fait aussi du Gewurtraminer, du Riesling, de l’Auxerrois et un mélange de 3 cépages.

La dégustation…

On est loin du vin blanc, surtout si l’on compare au cépage d’origine. Un nez très aromatique, on s’attend à une richesse et une puissance en bouche. On sent aussi que l’alcool est bien présent : cette bouteille était à 15% (d’autres cépages ont été travaillés à 13,5%). En bouche, une première impression de cognac. Un goût fruité et doux, mais complexe. Les tanins sont présents, une légère amertume se ressent mais l’ensemble est bien ficelé et bien équilibré avec le sucré du vin.

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Il est conseillé de le servir entre 10°C et 15°C, je l’ai personnellement préféré bien frais et après 24h d’ouverture, filtré en carafe. Mon seul reproche serait le taux d’alcool que j’ai trouvé trop élevé.

Conclusion

La curiosité m’a attiré. C’est ce qui m’a donné envie de goûter ce vin orange, un blanc très particulier. Une bonne cuvée, mais je pense que le prix est élevé par rapport au plaisir que j’en ai retiré : mes 30€ auraient peut-être été mieux dépensés dans un Meursault, mais là on commence à comparer les pommes et les poires. C’est toutefois un vin à découvrir si vous n’avez jamais eu l’occasion d’en goûter !

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Carafage du vin après ouverture
Resto : So Food

Resto : So Food

Non, ceci n’est pas un billet en rapport avec la photographie. Une première.

Il y a tout juste deux semaines, un collègue m’a envoyé un lien vers une page Facebook, sans rien d’autre dans l’email : http://www.facebook.com/sofoodunlimited

Il me connaît bien ! J’aime découvrir de bonnes adresses, je tente toujours les nouveautés culinaires que je trouve. Et là, ce sont des burgers, dans un food truck, et au Luxembourg. Ça m’intéresse.

Présentation

Après avoir testé quelques restaurants de hamburgers (Hemgie’s, Le Pied de Mammouth, Piano 2, Blend, …), je me dis pourquoi pas ce food truck ? C’est un concept à la mode qui gagne à se développer, et il faut avouer que c’est bien pratique. Je salue déjà la démarche d’apporter sa variété et son savoir-faire sur les routes du Luxembourg, et je pense qu’il doit être l’un des premiers à le faire.

So Food joue la carte de la qualité et de la fraîcheur de ses ingrédients : viande hachée fraîche, sauces maison, pain d’un artisan… Leur site donne vraiment envie ! Ils étaient aujourd’hui à 2 min à pied de mon lieu de travail, et j’ai décidé d’essayer.

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Devant le parvis du IVY Building, à Capellen

 

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Un beau camion, un accueil sympathique et un menu à prix raisonnable : 11€ le menu pour burger et frites. Les frites sont cuites dans deux bains d’huile de boeuf, pour qu’elles soient bien croustillantes. La « bonne manière » d’après un belge. Pour le burger, j’hésite entre un So Classic-berni et un So Crunchy. Il me conseille le Berni.

Quelques minutes plus tard, c’est prêt, et j’emporte mon sachet pour le déguster.

Dégustation

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Première bouchée : le pain est frais, cela se voit, cela se sent, il est bon et tendre. La viande, cuite « à point », est bonne mais elle n’a rien d’extraordinaire. Le comté « vieux » n’a pas un goût aussi prononcé que je m’attendais, peut-être un 12 mois d’affinage ? La sauce est bien présente, d’un côté la béarnaise et de l’autre de la tomate ou ketchup. Je trouve toutefois qu’il manque quelques chose : quelques feuilles de laitue, ou un légume serait bienvenu peut-être ?

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Mais le plus important, c’est que l’ensemble est bon et agréable à manger, tient bien en place et est assez saucé. Ce n’est pas le meilleur burger que j’ai mangé, mais pas le plus cher non plus, il se défend.

Les frites aussi étaient bonnes, j’ai particulièrement apprécié l’association avec leur ketchup maison qui est frais et léger, sans être trop sucré.

Collègues Luxembourgeois, je vous invite à essayer pour vous faire votre propre avis => www.sofood.lu 🙂 Je vous conseille d’essayer, j’y retourne la semaine prochaine pour tester un autre burger et conforter mon premier avis.

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Greggory, le fondateur

 

PS : Merci à Greggory pour son accueil chaleureux et pour les photos que j’ai pu faire.

Projet 365 Jours : retour d’expérience

Projet 365 Jours : retour d’expérience

Je ne sais pas si vous connaissez ce type de projet, « 365 Jours » ? C’est un projet qui consiste simplement à prendre une photo par jour, pendant un an. Je dis simplement, mais le projet n’est pas simple à réaliser ! Je vais revenir sur cette aventure.

En 2008, encore étudiant en informatique, j’avais décidé de m’engager dans un projet « 365 Jours ». Le but ? M’améliorer en technique photographique, essayer de toujours trouver de nouvelles idées, et m’investir complètement dans la photographie. Pour moi la photographie était un loisir que j’avais commencé 2 ans plus tôt, et qui m’intéressait de plus en plus, mais je trouvais que je ne progressais pas assez rapidement. J’aurais aussi pu m’inscrire dans un club photo, mais j’étais encore trop timide pour cela, et n’osais pas.

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Je savais toutefois que cela allait être un gros engagement, qui allait me prendre beaucoup de temps (trouver chaque jour une idée, la réaliser, faire le cataloguage et les retouches, et enfin publier sur les réseaux sociaux le résultat). Ainsi, ma première difficulté fut de démarrer le projet : je n’avais pas la motivation de me lancer comme ça, du jour au lendemain. Je voulais attendre une date fixe (nouvel an, …), ou ayant un sens. J’ai donc commencé le jour de mon anniversaire, qui arrivait bientôt, et c’est ainsi que j’ai pu prendre mon élan. Je savais ce qui m’attendait.

1276714316_IMG_9444ppUne fois dedans, on ne peut plus faire marche arrière. Enfin si, on peut toujours, mais le désir d’arriver au bout du projet est trop fort. Les premières photos ont je pense été parmi les plus difficiles. Il faut trouver ses marques, son rythme, et c’était pour moi une nouvelle approche de la photo : passer d’une mode de photographie « opportuniste », où je photographiais lorsque je voyais quelque chose d’intéressant, une scène qui me parlait, sans me fixer de but à l’avance à un mode de « production », où je devais rechercher ou créer la scène à photographier.

Evidemment certains jours la chance nous sourit, et une scène s’offre à nous au détour d’une promenade, mais ce fût rarement le cas. Au fur et à mesure, les idées se consomment. Parfois on en a des bonnes, parfois moins. Il faut aussi réussir à combiner ça avec notre vie quotidienne, et on n’a pas tous les jours le temps de réaliser des oeuvres. Mais une très grande partie de mon temps libre y était dédié, et j’avais parfois l’impression de ne vivre que pour ça !

Cette recherche quotidienne de photo m’a poussé a essayer de nouvelles techniques photographiques, de jouer avec la lumière naturelle, artificielle… Cela m’a aussi poussé à investir dans du nouveau matériel pour varier mes prises de vues et pouvoir réaliser ce que je désirais (dans l’ordre : Canon 85mm 1.8, Speedlight 430EX et matériel strobist et vers la fin du projet un Canon 100mm f2.8 Macro). Cela m’a aussi incité à l’achat d’objets divers, notamment pour le décor des photos de nature mortes (feuilles de couleur, de scrapbook, plaque plexi, miroirs, etc.).

1277241850_IMG_0007ppVers les deux tiers du projet peut-être, je commençais à m’essouffler  Je revenais vers des scènes plus ou moins déjà-vues, les idées commençaient à me manquer. Je suivais pourtant toujours ce qui se faisait sur Flickr (via l’Explore et mes contacts), qui était le site sur lequel je postais mes photos à la communauté. J’ai eu la chance de rencontrer pendant mon stage un collègue passionné de photo, qui décida de commencer lui aussi un projet de ce type. Pendant les derniers mois du projet j’ai ainsi été boosté dans ma créativité, car on partageait nos idées, nos avis, nos découvertes et nos critiques sur nos photo chaque jour. Une sorte de « compétition » amicale s’installait aussi, où chacun essayait de faire toujours une plus belle photo. J’ai réellement apprécié cette dernière partie de mon projet, et je conseillerait de trouvers des gens autour de soi ou un club dans lequel ce partage pourrait se faire.

Au final, c’était un projet assez difficile : suivre et s’imposer le rythme quotidien, venir toujours avec quelque chose de différent… J’avoue avoir quelquefois réalisé deux photo une même journée, quand j’avais une idée d’avance (dans les périodes d’examen par exemple), mais j’ai globalement tenu le rythme !
C’est un réel plaisir de pouvoir ensuite partager aux autres ce que l’on fait, aux gens autour de soi qui s’intéressent à ce que l’on fait. J’ai vraiment été formé par ce projet, je pense qu’il m’a forgé mon esprit de photographe et je lui dois beaucoup.

1273695852_IMG_8252ppUne fois terminé, j’ai réalisé un book avec le Best Of de mes photos. C’est une joie immense que d’avoir son bouquin avec ses plus belles photos, on se sent tout fier de ce que l’on a accompli. Cela permet aussi de pouvoir en parler et montrer aux gens ce que l’on a réalisé.

Je conseille ainsi à tout amateur désirant vraiment s’investir dans la photographie de passer par un tel projet 🙂

Aujourd’hui, je travaille sur un projet « 52 Semaines » démarré début de cette année. Il est plus léger sur son rythme, et correspond mieux à ma vie actuelle – je n’aurais plus le temps de réaliser un tel projet ! Pour le suivre, c’est par ici ou sur Flickr. La galerie complète du projet 365 Jours se trouve sur mon Portfolio.