Auteur : Brice Ambrosiak

Le vin orange

Le vin orange

Eh non ! Il ne s’agit pas de vin d’orange ou de vin à l’orange. Je vais bien vous parler de vin orange, comme on peut parler de vin blanc, rouge, rosé ou jaune. Il est vrai que cette couleur est méconnue, et que j’ai eu beaucoup de mal à m’en procurer. Pourtant cette couleur existe depuis des millénaires ! Laissez-moi vous présenter ce vin rare.

Qvevri

Ou Kvevri. C’est le nom de la méthode traditionnelle permettant de réaliser ce vin, ou plus précisément, des anciennes jarres géorgiennes en terre cuite dans lesquelles ce vin est réalisé. C’est une manière de faire très ancienne, remontant à plus de 6 000 ans et inventée en Géorgie, et c’est en fait la plus vieille méthode connue pour faire du vin. Au niveau du processus de fabrication, et contrairement à un vin blanc classique qui est filtré, ici on intègre le marc et le moût ensemble que l’on va laisser fermenter.

Les jarres – Photo de Sandro Ukleba

C’est un peu un vin blanc que l’on travaillerait comme un rouge, d’où les tannins provenant des peaux et la complexité qui se développe. Cette fermentation dure jusqu’à deux ans dans les jarres scellées sous terre. Le vin produit ainsi est stable, et réalisé de manière biologique : il n’y a pas d’ajout de sulfites, pas de filtration (un peu de dépôt présent dans la bouteille) et un grand potentiel de garde.

Qui en fait ?

Peu de monde ! Peu de domaines proposent ce type de vin d’un ancien temps, et c’est pour ça qu’il est difficile d’en trouver. Aucune caviste dans mon coin n’en avait ou même ne connaissait ce type de vin. A noter que certains pays, comme l’Italie, en produisent plus que la France.

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La gamme Qvevri de Laurent Bannwarth

La cuvée que j’ai pu déguster est un vin orange d’Alsace, de Laurent Bannwarth, travaillé à partir d’un Pinot Gris 2011. Dans sa cuvée Qvevri, il fait aussi du Gewurtraminer, du Riesling, de l’Auxerrois et un mélange de 3 cépages.

La dégustation…

On est loin du vin blanc, surtout si l’on compare au cépage d’origine. Un nez très aromatique, on s’attend à une richesse et une puissance en bouche. On sent aussi que l’alcool est bien présent : cette bouteille était à 15% (d’autres cépages ont été travaillés à 13,5%). En bouche, une première impression de cognac. Un goût fruité et doux, mais complexe. Les tanins sont présents, une légère amertume se ressent mais l’ensemble est bien ficelé et bien équilibré avec le sucré du vin.

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Il est conseillé de le servir entre 10°C et 15°C, je l’ai personnellement préféré bien frais et après 24h d’ouverture, filtré en carafe. Mon seul reproche serait le taux d’alcool que j’ai trouvé trop élevé.

Conclusion

La curiosité m’a attiré. C’est ce qui m’a donné envie de goûter ce vin orange, un blanc très particulier. Une bonne cuvée, mais je pense que le prix est élevé par rapport au plaisir que j’en ai retiré : mes 30€ auraient peut-être été mieux dépensés dans un Meursault, mais là on commence à comparer les pommes et les poires. C’est toutefois un vin à découvrir si vous n’avez jamais eu l’occasion d’en goûter !

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Carafage du vin après ouverture
Resto : So Food

Resto : So Food

Non, ceci n’est pas un billet en rapport avec la photographie. Une première.

Il y a tout juste deux semaines, un collègue m’a envoyé un lien vers une page Facebook, sans rien d’autre dans l’email : http://www.facebook.com/sofoodunlimited

Il me connaît bien ! J’aime découvrir de bonnes adresses, je tente toujours les nouveautés culinaires que je trouve. Et là, ce sont des burgers, dans un food truck, et au Luxembourg. Ça m’intéresse.

Présentation

Après avoir testé quelques restaurants de hamburgers (Hemgie’s, Le Pied de Mammouth, Piano 2, Blend, …), je me dis pourquoi pas ce food truck ? C’est un concept à la mode qui gagne à se développer, et il faut avouer que c’est bien pratique. Je salue déjà la démarche d’apporter sa variété et son savoir-faire sur les routes du Luxembourg, et je pense qu’il doit être l’un des premiers à le faire.

So Food joue la carte de la qualité et de la fraîcheur de ses ingrédients : viande hachée fraîche, sauces maison, pain d’un artisan… Leur site donne vraiment envie ! Ils étaient aujourd’hui à 2 min à pied de mon lieu de travail, et j’ai décidé d’essayer.

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Devant le parvis du IVY Building, à Capellen

 

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Un beau camion, un accueil sympathique et un menu à prix raisonnable : 11€ le menu pour burger et frites. Les frites sont cuites dans deux bains d’huile de boeuf, pour qu’elles soient bien croustillantes. La « bonne manière » d’après un belge. Pour le burger, j’hésite entre un So Classic-berni et un So Crunchy. Il me conseille le Berni.

Quelques minutes plus tard, c’est prêt, et j’emporte mon sachet pour le déguster.

Dégustation

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Première bouchée : le pain est frais, cela se voit, cela se sent, il est bon et tendre. La viande, cuite « à point », est bonne mais elle n’a rien d’extraordinaire. Le comté « vieux » n’a pas un goût aussi prononcé que je m’attendais, peut-être un 12 mois d’affinage ? La sauce est bien présente, d’un côté la béarnaise et de l’autre de la tomate ou ketchup. Je trouve toutefois qu’il manque quelques chose : quelques feuilles de laitue, ou un légume serait bienvenu peut-être ?

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Mais le plus important, c’est que l’ensemble est bon et agréable à manger, tient bien en place et est assez saucé. Ce n’est pas le meilleur burger que j’ai mangé, mais pas le plus cher non plus, il se défend.

Les frites aussi étaient bonnes, j’ai particulièrement apprécié l’association avec leur ketchup maison qui est frais et léger, sans être trop sucré.

Collègues Luxembourgeois, je vous invite à essayer pour vous faire votre propre avis => www.sofood.lu 🙂 Je vous conseille d’essayer, j’y retourne la semaine prochaine pour tester un autre burger et conforter mon premier avis.

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Greggory, le fondateur

 

PS : Merci à Greggory pour son accueil chaleureux et pour les photos que j’ai pu faire.

Urbex – La Clinique du Diable

Urbex – La Clinique du Diable

Voilà un urbex réalisé récemment en Alsace dont je voulais vous parler, car il était assez impressionnant. Impressionnant de par la taille du site, mais aussi par sa transformation dégradation rapide.

La découverte

Avec un collègue, nous avons trouvé des photos d’une clinique abandonnée sur un blog, « La Clinique du Diable » étant son petit nom. Débutant dans l’urbex, j’avais une grande envie de réaliser des photos dans ce genre de lieu. J’imaginais un décor comme on en voit dans les films, avec des salles d’opérations et tout le matos. Hélas les photos avaient l’air de montrer quelque chose de plus tranquille, avec une salle à manger, une bibliothèque, un salon de coiffure… Bref, cela ressemblait plutôt à une maison de retraite améliorée. Qu’à cela ne tienne, mon envie d’explorer un lieu ayant quand même l’air intéressant l’emportait, et même si cela se situait un peu loin de chez moi : un total de 500km, 5h de route, 642 photos.

L’arrivée

J’ai toujours une appréhension sur le lieu d’urbex que je vais aborder. Est-ce qu’il sera encore possible d’y entrer ? Sera-t-il surveillé au moment où l’on y sera ? Cela aurait été dommage de faire autant de route pour rien… Un peu perdu et isolé en haut d’une montagne, à quelques 1.000 mètres d’altitude, on ne devrait au moins pas craindre d’être vus. IMG_5083 Finalement, personne. Ouf ! La barrière est ouverte et nous rentrons directement en voiture sur le site. Le complexe est énorme ! Quatre bâtiments et une maison isolée. On se dirige vers le premier, qui semble être le bâtiment principal. Une fois entrés, le constat est immédiat : le lieu a bien changé depuis les photos que l’on a pu voir ! Tout est cassé, explosé, défoncé. Vraiment tout. Pas une vitre, meuble, accessoire ou document n’est intact. IMG_4447 IMG_4450 Nous continuons en montant au premier étage, où nous débarquons sur une bibliothèque. Enfin, ce qu’il en reste. Toutes les étagères ont été renversées, et tous les livres – encore en bon état – étalés au sol… IMG_4478 Dire que la clinique a fermé il y a seulement un an et demi, et que le lieu quelques mois auparavant était radicalement différent… Notre progression dans le reste du bâtiment sera ainsi un continuel constat similaire. On ne peut s’empêcher de penser que du matériel aurait pu être sauvé et récupéré, que le lieu aurait pu avoir un autre avenir et servir à quelque chose, mais son abandon total l’a mis rapidement dans un état où il n’est plus possible de « restaurer ». Un point de non-retour… IMG_4533 IMG_4535 IMG_4645 Et l’établissement comprenait même une chapelle, une piscine, un gymnase… Les bibles sont encore là, dans le meuble à l’entrée, le piano au fond de la pièce – peut-être la pièce la plus intacte du site. Restait-il une once de respect aux gens qui ont perpétré tout cela ? IMG_4553 IMG_4573 IMG_4580 IMG_4583 Un autre aspect que je trouve personnellement étrange, ce sont les documents qui ont été laissés sur place. Détails des comptes bancaires, conseils d’administrations, rapports, dossiers des patients, radiographies, des tas de disquettes… enfin tout quoi. Des informations personnelles, peut-être même confidentielles, du jour au lendemain ignorées et passées dans l’oubli, dans le passé. IMG_4952IMG_4628IMG_4941IMG_4619 Nous sommes finalement arrivés au cinquième et dernier étage, un peu dépités par l’ampleur du désastre que l’on a pu voir. Rien d’intact, nous ne nous attendions pas à un tel choc.  Au passage, la vue des chambre donnant sur la vallée est superbe. Direction la maison isolée puis dans le reste du complexe qui ne semble pas être « médical ».

Une maison solitaire

La maison est située en hauteur du site, accessible via des escaliers nichés dans les arbres. Isolée, elle est peu visible du bas du site. Probablement l’ancien habitat du chef de cet établissement ? Qui sait. C’est une petite maison de deux étages, mais tout est vide à l’intérieur. Saccagée ? Non. Juste vidée, et à peine taguée. Elle est froide, et semble inhabitée depuis bien plus longtemps que la clinique même. IMG_4672 IMG_4692 IMG_4698

Habitations & utilitaires

Voici comment je pourrais résumer cette deuxième partie du complexe de la clinique. Les deux premiers bâtiments accolés ne sont qu’une série de petites pièces, reliées par d’interminables couloirs, et l’on s’y perd facilement. Nous entrons par le garage, qui est une grande pièce sombre avec quelques puits de lumières qui créent une atmosphère que j’aime beaucoup. Abandonné au milieu, un vieil appareil pour laver le sol, ainsi qu’une bobine de film ! IMG_4706 Au bout de ce garage se trouve un atelier, vraisemblablement où ils réparaient des véhicules, changeaient les pneus, faisaient le plein d’essence… les huiles et produits jonchent encore le sol, à proximité d’une vieille pompe Elf. Étrange pour une clinique. IMG_4748IMG_4747 Une fois dedans, ce sont des pièces très diverses qui se découvrent à moi : lavoir pour la draperie, atelier couture et créatif, salons, puis un ensemble de pièces réservées à l’administration et de chambres. Des chambres un peu comme les 9m² étudiants des cités universitaires. Parfois vides, parfois encore avec leur lit et meubles, certaines ressembles à de gros débarras d’affaires. IMG_4785IMG_4893IMG_4843IMG_4769   On peut imaginer en pérégrinant dans ces pièces toute la vie et l’animation qui pouvait y régner, toutes les activités qui pouvaient s’y dérouler, et tous les moments de tristesse aussi. L’escalier principal permet de monter jusqu’au grenier, où règne une chaleur importante et une odeur particulière. L’obscurité est présente par endroits, et la lumière qui y pénètre intense. En fouillant là dans de vieilles archives, nous sommes même tombé sur un Journal des admissions datant de 1929.. . ! IMG_4855 Cette deuxième partie du complexe est en bien meilleur état que la première en ce qui concerne les dégradations, mais on sent le vécu de certaines choses, des murs complètement moisis, délabrés… Il est difficile de retracer clairement l’histoire de ce lieu, et la façon dont il a été abandonné. Au détour d’une pièce, je tombe aussi sur des objets appartenant à un ancien photographe : quelques magazines Chasseur d’images  de 1980, et de vieilles pellicules noir et blanc Kodak TriX Pan. IMG_4904Pour terminer cette visite, le dernier bâtiment, un immeuble assez classique comportant des appartements d’environ 20 à 40 mètres carrés. Eux aussi, presque tous vidés. Dans une pièce je tombe sur du café moulu et des banderoles syndicales disant « Non à la délocalisation », le quartier général de la dernière lutte ayant essayé de faire survivre cette clinique d’autrefois…

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Annexes

La plupart des photos ont été réalisées au Samyang 14mm f2.8, objectif que j’ai acquis spécialement pour mes sorties Urbex. Et il joue son rôle à merveille !

Je vous invite aussi à jeter un oeil à un article de blog montrant la clinique avant d’être vandalisée.

Projet 100 Inconnus

Projet 100 Inconnus

Voici déjà quelques années que j’ai démarré ce projet photo, « 100 Inconnus ».  En 2009 pour être exact (ouah, tellement de temps, déjà ?).  Le principe du projet est assez simple en soi : il faut réaliser des portraits de 100 personnes différentes que l’on ne connaît pas. Cela signifie donc aborder des gens au hasard de rencontres… Et c’est là que tout se complique.

Pourquoi faire cela ?

Le but du projet, pour moi, n’est pas artistique mais représente plutôt une démarche visant à me faciliter le contact avec des personnes et à prendre de l’assurance (et pas que pour la photographie). Je suis de nature timide, et cela m’aiderait beaucoup !

Je trouve donc l’idée du projet plutôt sympa, mais la réalisation plus difficile. Car quand on est timide et que l’on a jamais abordé un inconnu dans la rue, c’est un réel pas à franchir. Et pour l’instant, le pas est toujours aussi compliqué avec chaque nouvel inconnu.

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Aborder un inconnu

Le moment d’aborder un inconnu est donc toujours un moment de stress. Un moment où, quand je vois quelqu’un qui pourrait faire un bon sujet pour mon projet, je me pose 100 questions dans ma tête. Je ne devrais pas, car c’est notamment ce qui me bloque ensuite, mais c’est comme ça, je ne peux m’en empêcher (pour l’instant). Et aussi là où je répète dans ma tête mon discours d’approche, l’explication de ma démarche. Viennent ensuite les quelques petites minutes de photos…

Où j’en suis ?

Aujourd’hui, j’ai réalisé six portraits d’inconnus. Ce n’est pas beaucoup en plusieurs années ! J’ai eu une longue période creuse où je n’ai pris personne et le projet stagnait, hésitant à l’arrêter. Mais l’envie de continuer et de ne pas laisser tomber, de ne pas laisser ma timidité l’emporter, me permet de continuer.

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J’ai donc recommencé la semaine dernière avec une inconnue que j’ai prise en photo chez un opticien, son lieu de travail. C’est la déco soignée de ce lieu qui m’a poussé à faire cette première photo hors-rue, et j’en suis vraiment content !

Pour l’instant, je ne demande à la personne que son nom, et je publie ensuite la photo en mettant un bref descriptif sur le lieu et les circonstances de la prise de vue. Mais d’autres photographes réalisant ce type de projet mettent beaucoup plus d’informations sur la personne, en allant plus loin dans leur interview : des choses aussi diverses que leurs études, leurs envies et passions, leurs animaux de compagnie, etc. C’est une chose que j’aimerais aussi faire à l’avenir, mais je suis encore trop gêné pour le faire.

Je continue donc sur ma lancée, car j’aime ce projet et ce qu’il m’apporte, en espérant le terminer avec succès 🙂

Pour finir…

Vos pouvez découvrir la galerie sur mon site.

Je vous invite aussi à lire cet article d’Antoine, qui réalise parfaitement ce projet sur la région Lilloise, et donne quelques conseils pour aborder les inconnus.

Merci à Grégory qui m’a donné envie d’écrire cet article suite à sa question sur Twitter.

Splash! – Behind the scenes

Splash! – Behind the scenes

Revenons quelques minutes sur cette photo réalisée en semaine 23 de mon projet 52 Semaines. Une myrtille qui tombe dans une cuillère remplie de lait, où l’éclaboussure est prise pile au bon moment. Je vais vous montrer une technique qui permet de réussir ce genre de photos à tous les coups ! 🙂

Figer le mouvement

L’idée de cette photo est de figer le mouvement du liquide au moment pile où le fruit touche la cuillère et créer la forme de l’éclaboussure. Comment faire ? L’éclairage de la photo est réalisé par un flash, et c’est ce flash qui réalise l’exposition entière de la photo. Aucune autre source de lumière est utilisée. La technique est donc de déclencher le flash pile au bon moment…

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Il existe plusieurs possibilités : des barrières infrarouges, qui vont déclencher l’appareil photo et/ou le flash au moment où le fruit traverse cette barrière  (avec un délai réglable). Ou encore un détecteur sonore qui le déclenchera au moindre son (intensité réglable). Ces produits se trouvent facilement sur Internet, il suffit d’y mettre le prix.

Ma technique ne nécessite pas ce matériel spécifique.

Bricolage, bricolage…

Pour moi, pas de barrière laser, détecteur sonore… J’ai placé mon appareil photo sur un trépied et pointe vers la cuillère scotchée à la table. Mode manuel, exposition de 5 secondes. L’idée est de déclencher puis  faire tomber le fruit dans la cuillère dans ce laps de temps, ce qui déclenchera le flash, réalisera votre exposition et figera le mouvement. Vous devez vous placer dans une ambiance sombre afin qu’aucune lumière ne vienne gêner l’exposition durant les 5 secondes.

J’ai utilisé un objectif 100mm Macro, mais peu importe pour cette technique. J’ai donc fermé mon diaphragme autour de f13 afin d’avoir une profondeur de champs suffisante : cela me permet aussi de bloquer le peu de lumière ambiante, et de laisser le flash seul éclairer le sujet.

La question est maintenant de déclencher le flash au bon moment, durant cet intervalle. L’astuce est d’utiliser un flash (ou accessoire relié au flash) se déclenchant via une entrée externe : prise Jack 3.5mm, PC Cord, etc. J’ai utilisé mes Cactus Trigger, disposant d’une entrée Jack 3.5, et permettant de placer mon flash diffusé dans un parapluie argenté où je le souhaitais.

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Mise en place de l’installation détaillée

Avec ce type d’entrée, le flash se déclenche au moment où le circuit électrique se ferme. J’ai donc pris un câble Jack 3.5 mâle dénudé d’un côté et connecté au Cactus Trigger de l’autre. J’ai placé un fil sur la cuillère, scotché dessus, et l’autre fil scotché sous la cuillère sans la toucher.

La cuillère elle-même est fixée à la table via un autre scotch, et une allumette est placée en-dessous pour faire levier. Ainsi, lorsque le fruit (ou autre) tombe sur la cuillère, elle se baisse et touche le 2ème fil. Le circuit se ferme donc à ce moment là puisque la cuillère est en fer, qui conduit le courant, et le flash se déclenche. Bingo !

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Il n’est toutefois pas facile de réaliser cette installation (allumette levier, fils scotché, …) et il faut un peu de temps avant d’avoir le positionnement parfait de son installation. Mais ensuite, cela se déclenche à chaque fois au bon moment et il ne vous reste plus qu’à réaliser différents essais de chute pour avoir le « Splash » qui vous plaît.

A vous d’essayer, et de tout salir chez vous… 😉

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Urbex : premiers pas

Urbex : premiers pas

Tout d’abord, qu’est-ce que l’urbex ? Ce terme est l’abréviation de urban exploration, autrement dit l’exploration urbaine. Par là, on entend tout ce qui est visite et photographie de lieux généralement abandonnés (industries, lieux publics, maisons, parcs, …), même si cela peut être des lieux non-abandonnés aussi. Ces lieux sont généralement difficile d’accès, et pas forcément facile à trouver : autant dire que ces lieux ne s’échangent pas vraiment sur Internet, et quand on veut se lancer là-dedans on est un peu livré à soi-même pour les trouver.

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First time!

Le weekend dernier, j’ai réalisé mon premier urbex. Cela faisait déjà bien longtemps que je voulais essayer, mais je n’avais aucun lieu où aller. J’aime la beauté de ces décors abandonnés, l’interprétation que l’on peut en faire, les choses dont on peut témoigner avec nos photos…  Bref, depuis quelques mois, j’avais repéré un endroit potentiellement sympa sur mon chemin au retour du boulot, à Luxembourg, mais était-il accessible ? Et si oui, par où passer ? Et je n’osais pas y aller seul, ayant une certaine crainte de tomber sur des gens bizarres ou dangereux dans ces lieux isolés.

Finalement le hasard a bien fait les choses : j’ai repéré un collègue de travail qui avait réalisé des photos d’urbex, semblerait-il dans la ville où j’avais repéré des lieux sympas. Et c’était bien le cas. On a fait connaissance, puis on s’est planifié une sortie dans ces lieux. Dimanche matin, 8h00, nous étions sur place.

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Ce premier lieu était très facile d’accès, au bord d’une route, avec juste une ligne de chemin de fer à traverser. Un genre d’ancien bâtiment de sidérurgie. J’ai eu la chance qu’un collègue me prête son Canon 16-35mm, car l’ultra grand-angle s’adapte parfaitement à ce genre de photographie et permet d’embrasser tout le paysage abandonné s’offrant à nous. Je commence donc à sortir mon appareil, en essayant quelques cadrages hasardeux : je ne suis pas habitué au grand-angle, et c’est mon premier urbex. Je recherche un peu mes sujets. Finalement ça vient assez vite, et j’y prends goût. J’aime avancer de pièce en pièce en me demandant ce qu’il va m’attendre dans la suivante.  Je réalise aussi quelques photos au 100mm Macro pour mettre en avant des détails et réaliser d’autres cadrage, mais il y a tellement de photos à faire au grand-angle que je ne peux pas changer d’objectif tout le temps…

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Après deux heures passées ici, on décide d’aller à un autre spot que nous avions repéré. Il est cette fois plus difficile d’accès, et il faut marcher une vingtaine de minutes à travers des carrières. Je fais bien attention à ne pas glisser sur les cailloux, et je manque de tomber quelques fois. Arrivé au pied du lieu, quel régal visuel. Des avertissements d’amiante sont fichés sur les murs. On décide tout de même d’entrer, malgré notre absence de protection, par une échelle posée sur une fenêtre. Le lieu, très tagué, est encore bien conservé avec plein de machines présentes à l’intérieur. C’est énorme, un régal pour les yeux, un lieu purement industriel, plein d’étages. Un vrai décor de jeu vidéo ! Au final nous passons trois autres heures à errer dans les lieux, se disant qu’il faudra revenir car on est pas rentré dans le détail partout.

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Avec quelques 500 photos en poche, il est temps de rentrer.

Le dilemme de la retouche

Les photos urbex sont souvent retraitées en HDR (High-Dynamic Range), une technique où l’on associe plusieurs photos de différentes expositions pour avoir un rendu de lumière uniforme sur les ombres, les tons moyens et les tons clairs, le tout avec un fort contraste et des couleurs très poussées. J’apprécie moyennement ce style de photos car c’est souvent trop poussé, et cela s’éloigne alors trop de la photographie et la vue de la réalité que j’ai. Voir des exemples ici : http://www.flickr.com/groups/urbexhdr/pool/. J’ai donc eu un peu de mal à retoucher les photos au début, ne sachant pas trop comment attaquer la photo. Clairement, je ne fais pas de HDR. J’essaie tout de même de pousser un peu la saturation, parfois j’en enlève, un peu de contraste, finalement moins… Au final chaque photo a un traitement un peu unique, mais quasiment toutes ont un contraste local poussé car je trouve que cela met bien en avant les textures et la vue des lieux. Tout ça dans Lightroom.

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J’espère refaire bientôt des urbex et trouver d’autres spots, car j’ai vraiment apprécié l’expérience et les photos que j’en ai sorti.
Et pour vous lancer à votre tour, rien de plus simple qu’un appareil photo, avec idéalement un grand-angle, et trouver un lieu isolé 🙂

N’hésitez pas à aller voir le Flickr de Michael qui m’a accompagné pour cette sortie.

 

L’Huile – Behind the scenes

L’Huile – Behind the scenes

Je vais revenir dans cet article sur une séance photo macro que j’ai réalisé avec de l’huile pour mon projet 52 Semaines, et vous montrer comment vous pouvez réaliser des photos similaires. Techniquement, ce n’est pas très compliqué, et je trouve les résultats saisissants !

Le matériel nécessaire

Niveau matériel, j’ai utilisé :

– un flash cobra (Canon Speedlight 430 EX II)
– un objectif macro (Canon 100mm f2.8L Macro)
– dispositif synchro flash/boitier (Cactus Trigger v2)
– de l’eau
– de l’huile
– un bac en verre transparent
– une plaque de plexi blanche
– deux boites de céréales

Pas de trépied, cela a été fait à main levée. Si vous n’avez pas de flash ou de dispositif de synchro (câble PC Sync, trigger infra-rouges, etc.), vous pouvez le remplacer par une puissante lumière continue. Mais attention à votre balance des blancs !

Pour l’objectif macro, c’est déjà plus délicat, car vous n’aurez probablement pas un fort grossissement (magnification). Vous pouvez toutefois utiliser la technique de la monture inversée avec ce type de bague (et un 50mm fixe par exemple) ou utiliser des bague-allonges pour augmenter le rapport de grossissement de votre objectif.

Passons à la pratique

Voici une photo du montage :

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Le flash est placé sous la plaque de plexi et pointe vers le bac d’eau.
Le diffuseur grand-angle est sorti pour avoir une lumière uniforme.

Il ne vous reste alors plus qu’ à déposer des gouttes d’huile dans l’eau afin de créer une texture en surface. Vous pouvez y ajouter du liquide vaisselle qui va se placer autour de l’huile, ce qui l’empêchera de s’agglomérer et de créer une grande flaque uniforme sans relief. Une fois la « création » prête, je me place au-dessus du bac et je prends une photo perpendiculairement.

Niveau réglages, je suis en mode manuel, f18 pour maximiser la profondeur de champ (très faible en macro d’aussi près) et netteté  (car je suis à main levée),  1/160s ce qui empêche la lumière du jour de venir gêner mon éclairage.  J’ai alors essayé différents clichés à  30-40cm du sujet pour intégrer plus ou moins de gouttes dans le cadre de la photo.

Vous pouvez ensuite jouer sur les différentes huiles et leurs couleurs (pépins de raisins, sésame, olive, etc.).

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Et pourquoi pas encore rajouter d’autres liquides  qui donneraient d’autres couleurs et textures ? Sauce soja, café, sirops, lait, colorants alimentaires, etc. Ou encore utiliser des gels colorés sur le flash, placer une feuille translucide sous le bac d’eau… Les possibilités sont infinies !

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Je vous laisse à votre créativité. Et n’hésitez pas à partager vos créations en commentaire 🙂

Projet 365 Jours : retour d’expérience

Projet 365 Jours : retour d’expérience

Je ne sais pas si vous connaissez ce type de projet, « 365 Jours » ? C’est un projet qui consiste simplement à prendre une photo par jour, pendant un an. Je dis simplement, mais le projet n’est pas simple à réaliser ! Je vais revenir sur cette aventure.

En 2008, encore étudiant en informatique, j’avais décidé de m’engager dans un projet « 365 Jours ». Le but ? M’améliorer en technique photographique, essayer de toujours trouver de nouvelles idées, et m’investir complètement dans la photographie. Pour moi la photographie était un loisir que j’avais commencé 2 ans plus tôt, et qui m’intéressait de plus en plus, mais je trouvais que je ne progressais pas assez rapidement. J’aurais aussi pu m’inscrire dans un club photo, mais j’étais encore trop timide pour cela, et n’osais pas.

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Je savais toutefois que cela allait être un gros engagement, qui allait me prendre beaucoup de temps (trouver chaque jour une idée, la réaliser, faire le cataloguage et les retouches, et enfin publier sur les réseaux sociaux le résultat). Ainsi, ma première difficulté fut de démarrer le projet : je n’avais pas la motivation de me lancer comme ça, du jour au lendemain. Je voulais attendre une date fixe (nouvel an, …), ou ayant un sens. J’ai donc commencé le jour de mon anniversaire, qui arrivait bientôt, et c’est ainsi que j’ai pu prendre mon élan. Je savais ce qui m’attendait.

1276714316_IMG_9444ppUne fois dedans, on ne peut plus faire marche arrière. Enfin si, on peut toujours, mais le désir d’arriver au bout du projet est trop fort. Les premières photos ont je pense été parmi les plus difficiles. Il faut trouver ses marques, son rythme, et c’était pour moi une nouvelle approche de la photo : passer d’une mode de photographie « opportuniste », où je photographiais lorsque je voyais quelque chose d’intéressant, une scène qui me parlait, sans me fixer de but à l’avance à un mode de « production », où je devais rechercher ou créer la scène à photographier.

Evidemment certains jours la chance nous sourit, et une scène s’offre à nous au détour d’une promenade, mais ce fût rarement le cas. Au fur et à mesure, les idées se consomment. Parfois on en a des bonnes, parfois moins. Il faut aussi réussir à combiner ça avec notre vie quotidienne, et on n’a pas tous les jours le temps de réaliser des oeuvres. Mais une très grande partie de mon temps libre y était dédié, et j’avais parfois l’impression de ne vivre que pour ça !

Cette recherche quotidienne de photo m’a poussé a essayer de nouvelles techniques photographiques, de jouer avec la lumière naturelle, artificielle… Cela m’a aussi poussé à investir dans du nouveau matériel pour varier mes prises de vues et pouvoir réaliser ce que je désirais (dans l’ordre : Canon 85mm 1.8, Speedlight 430EX et matériel strobist et vers la fin du projet un Canon 100mm f2.8 Macro). Cela m’a aussi incité à l’achat d’objets divers, notamment pour le décor des photos de nature mortes (feuilles de couleur, de scrapbook, plaque plexi, miroirs, etc.).

1277241850_IMG_0007ppVers les deux tiers du projet peut-être, je commençais à m’essouffler  Je revenais vers des scènes plus ou moins déjà-vues, les idées commençaient à me manquer. Je suivais pourtant toujours ce qui se faisait sur Flickr (via l’Explore et mes contacts), qui était le site sur lequel je postais mes photos à la communauté. J’ai eu la chance de rencontrer pendant mon stage un collègue passionné de photo, qui décida de commencer lui aussi un projet de ce type. Pendant les derniers mois du projet j’ai ainsi été boosté dans ma créativité, car on partageait nos idées, nos avis, nos découvertes et nos critiques sur nos photo chaque jour. Une sorte de « compétition » amicale s’installait aussi, où chacun essayait de faire toujours une plus belle photo. J’ai réellement apprécié cette dernière partie de mon projet, et je conseillerait de trouvers des gens autour de soi ou un club dans lequel ce partage pourrait se faire.

Au final, c’était un projet assez difficile : suivre et s’imposer le rythme quotidien, venir toujours avec quelque chose de différent… J’avoue avoir quelquefois réalisé deux photo une même journée, quand j’avais une idée d’avance (dans les périodes d’examen par exemple), mais j’ai globalement tenu le rythme !
C’est un réel plaisir de pouvoir ensuite partager aux autres ce que l’on fait, aux gens autour de soi qui s’intéressent à ce que l’on fait. J’ai vraiment été formé par ce projet, je pense qu’il m’a forgé mon esprit de photographe et je lui dois beaucoup.

1273695852_IMG_8252ppUne fois terminé, j’ai réalisé un book avec le Best Of de mes photos. C’est une joie immense que d’avoir son bouquin avec ses plus belles photos, on se sent tout fier de ce que l’on a accompli. Cela permet aussi de pouvoir en parler et montrer aux gens ce que l’on a réalisé.

Je conseille ainsi à tout amateur désirant vraiment s’investir dans la photographie de passer par un tel projet 🙂

Aujourd’hui, je travaille sur un projet « 52 Semaines » démarré début de cette année. Il est plus léger sur son rythme, et correspond mieux à ma vie actuelle – je n’aurais plus le temps de réaliser un tel projet ! Pour le suivre, c’est par ici ou sur Flickr. La galerie complète du projet 365 Jours se trouve sur mon Portfolio.

Test du Sigma 35mm f1.4 « Art »

Test du Sigma 35mm f1.4 « Art »

Sigma a tout récemment sorti, en décembre 2012, un nouvel objectif 35mm f1.4 « Art ». Pourquoi « Art » ? C’est une des nouvelles gammes du constructeur, qui décline ses objectifs en 3 catégories : Art, pour tout ce qui a une connotation un peu artistique (angle original, grande ouverture, …), Sports, pour ce qui est orienté sportif (téléobjectif, AF rapide) et enfin Contemporary pour les objectifs plus classiques.

Commençons par admirer cet objectif et les traitements de ses lentilles :

Côté technique

Comparaison avec le Canon 50mm f1.4 et Canon 24-105mm f4L
Comparaison avec le Canon 50mm f1.4 et Canon 24-105mm f4L

Cet objectif ouvre donc les festivités de la gamme « Art », et quelle ouverture ! Tous les tests techniques indiquent un piqué et une qualité d’image supérieure aux objectifs des marques comme Canon, Nikon, etc., tout en ayant un prix plus attractif (actuellement aux alentours de 860€) ! Son seul défaut pourrait être un vignettage à grande ouverture, mais cela se corrige facilement en post-traitement, et j’avoue apprécier ce « défaut » que je laisse en général sur mes photos. Je vous laisserai apprécier vous-même les photos jointes à l’article.

Côté spécifications, ce 35mm est équipé d’un moteur d’auto-focus ultrasonic (HSM), de 9 lamelles circulaires pour produire un bokeh plus gracieux et d’une grande ouverture f1.4. Sur la balance, il affiche tout de même 665g, ce qui le rend plus lourd que ses concurrents, mais qui est directement lié au poids des 13 lentilles et à la qualité de fabrication. Il ouvre jusqu’à f16, et peut faire la mise au point jusqu’à 30cm minimum.

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Pourquoi cet objectif ?

Housse et pare-soleil

A la vue de ces tests, j’ai donc décidé d’acquérir cet objectif pour complémenter un Canon 100mm f2.8L, un 50mm f1.4 et un 25-104mm f4. J’aime beaucoup travailler avec des focales fixes, je n’utilise mon zoom que pour les photos de type « vacances ». Il me manquait donc un grand-angle lumineux pour les photos d’intérieur, et je n’avais jamais osé investir dans le Canon 35mm f1.4 en raison de son prix trop élevé (1300€). Comme d’habitude chez Sigma, l’objectif est livré avec son pare-soleil et sa housse de protection (de très bonne facture), là où Canon a encore du retard puisqu’il ne le fournit que sur la gamme L…  A noter aussi que sa garantie est de 3 ans si l’on inscrit son objectif sur le site de Sigma.

Me voilà donc avec ce nouveau Sigma dans les mains, et je vais vous livrer mes impressions du test grandeur nature.

Sur le terrain

Toutes mes photos ont été réalisées sur un Canon 5D Mk. II. Sur un APS-C, cet objectif aurait une plus longue focale (~55mm)

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Sigma 35m - Magazine

Dès les premiers essais (encore en magasin), je m’aperçois qu’en effet, le piqué est terrible et les aberrations chromatiques bien maîtrisées. La mise au point est précise et sans défaut : on se souvient d’anciens modèles d’objectifs Sigma où ce point péchait souvent. On peut saluer ici la montée en qualité de ces dernières années des objectifs du constructeur. La MAP accroche rapidement quand la lumière est présente, moins bien quand il fait sombre, classique en somme.

A noter qu’avant de sortir avec dans la nature, j’ai décidé d’acheter un filtre UV (67mm) afin de protéger la lentille frontale, celle-ci étant un peu bombée et donc à risque si l’on ne met pas le pare-soleil (à ce prix, je ne tente pas le diable !).

Sigma 35mm - Mise au pointSigma 35mm - Zone de netteté

Le bokeh est impressionnant et il faut faire attention à la faible zone de netteté lorsque l’on photographie de près à f1.4, même si c’est un 35mm ! On a vite fait de se louper.. Sur des portraits rapprochés, le bokeh montre un velouté comme je l’aime – pour moi l’objectif est donc parfait pour des portraits en extérieur ou intérieur, dans lesquels on veut montrer l’environnement, mais pas trop (laisser deviner). Pour les portraits individuels, il ne faut pas se rapprocher trop près de son sujet sous peine d’avoir des déformations liées au grand-angle.

Associé au 5D, son poids se fait tout de même sentir lorsqu’on le trimbale en ville sur soi. Il est aussi assez imposant – comprenez qu’on n’est pas très discret avec. Je le trouve toutefois parfait pour la photo de rue, de part son angle de vue large et son ouverture qui permettent d’être créatif, d’isoler des sujets, et de pouvoir continuer à photographier quand il fait sombre.

En conclusion ?

Cet objectif, que l’on pourrait qualifier de « L » chez Canon, est une merveille à utiliser. Il répond exactement au besoin que j’avais, et j’en suis pleinement satisfait. Seul bémol, on sent quand même son poids si on se promène toujours avec, quand on a l’habitude d’un Canon 50mm f1.4… ça change. J’espère que Sigma continuera à nous étonner et à produire des objectifs de ce gabarit pour photographes exigeants.

Je vous conseille vraiment cet objectif si vous êtes à la recherche d’un grand-angle lumineux d’excellente qualité, adapté à toute situation, allant du portrait aux scènes de rues. Si vous hésitez entre le 35mm de votre fabricant et le Sigma, foncez aussi ! Il est d’ailleurs compatible avec le dock USB Sigma permettant d’effectuer des micro-réglages pour ceux qui ne peuvent pas le faire sur leur boitier.

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